Focus - La dégradation des prairies après un pâturage hivernal
notre étude

Focus - La dégradation des prairies après un pâturage hivernal

Modifié le :
2
February
2026
  • Caractériser l’herbe d’hiver
  • Evaluer l’impact du pâturage hivernal sur les prairies (pousse, composition, dégradation éventuelle, piétinement)

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Chiffres clés

Méthodologie

Zones suivies

Sur le parcellaire bio, 15 zones géo-localisées de 2*2m (« placettes ») réparties sur 3 parcelles ont été suivies pendant 2 ans, dont 1 à chaque entrée de parcelle (figure 4).

La zone témoin de ces parcelles a également été suivie.

Sur le parcellaire conventionnel, la dégradation a été estimée par des mesures sur la diagonale de la parcelle, sans comparaison avec une zone témoin.

Indicateurs testés

Différents indicateurs ont été testés pour évaluer ou anticiper la dégradation des prairies. L’évaluation de la dégradation de la prairie a été réalisée par estimation visuelle dans des quadrats de 50*50cm (figures 5) de la surface de sol nu (sol visible et non colonisé par la végétation, en % de la surface du quadrat ; figures 10 à 12) et le comptage du nombre de traces de pattes classés par profondeur (moyenne de 6 quadrats/ placette). La surface de sol nu a été également estimée par le logiciel de traitement de photographie Canopéo.

Deux indicateurs ont été testés pour anticiper la dégradation des prairies : la force maximale à exercer pour atteindre les 10 et 20 cm de profondeur, mesuré grâce à un pénétromètre manuel (figure 6; moyenne de 6 mesures/ placette) ainsi que l’humidité relative de l’horizon 0-20 cm, par prélèvement de sol et séchage (figure 7; 3 prélèvements/ placette).

Figure 5 à 7 : de droite à gauche, estimation visuelle grâce à un quadrat, mesure au pénétromètre manuel et prélèvement de sol à la tarière

Conclusion

Une prairie qui se régénère sur le parcellaire bio, on observe une augmentation de la surface de sol nu après chaque pâturage (jusqu’à 40% en moyenne pour certaines parcelles), mais cet indicateur diminue entre les tours de pâturage. La proportion de sol nu finit par être équivalente entre les parcelles pâturées et les témoins au printemps (figure 8). Même constat sur le parcellaire conventionnel, avec des prairies peu dégradées au printemps.On observe également une augmentation du nombre de traces/ m² (majoritairement < 5cm de profondeur ; figure 9) après chaque pâturage, mais ces traces ne sont plus visibles au printemps).

Figure 8 : surface de sol nu au fur et à mesure des tours de pâturage, exemple de l’hiver 2024-2025
Figure 9 : nombre de traces de pattes/m² (en bas)  au fur et à mesure des tours de pâturage, exemple de l’hiver 2024-2025
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Contact techniques

POUR EN SAVOIR PLUS

Fermadapt.fr
FarmXp.fr fiches « Pâturage hivernal ou enrubanné en bâtiment pour des génisses gestantes (3 ans d'essai 2021-2023) » et « Pâturage hivernal de vaches laitières en agrobiologie »
Pour le volet piétinement : Benoit D., Brocard V. (2025). Pâturage hivernal, résultats d’essai à la station expérimentale de Trévarez. Indicateurs de dégradation de prairies,

CONTACTS TECHNIQUES

Dimitri BENOIT : dimitri.benoit@bretagne.chambagri.fr
Chambre d’agriculture de Bretagne

Soline SCHETELAT : soline.schetelat@idele.fr

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